Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus d’un milliard de personnes dans le monde vivent avec un trouble de santé mentale, soit près d’une personne sur sept. En France, le stress, l’anxiété ou l’épuisement professionnel figurent parmi les principales causes d’arrêt de travail, aux côtés des troubles musculosquelettiques.

Le saviez-vous ?

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personne sur 7
vit avec un trouble mental dans le monde, selon les données 2025 de l'OMS.

Chaque année, le 10 octobre marque la Journée mondiale de la santé mentale, à l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé. Pour les entreprises, c’est un repère annuel utile pour ouvrir le dialogue sur un sujet encore largement tabou dans le monde du travail.

Informer, outiller les managers, lever les freins à la parole : au-delà de la journée elle-même, l’enjeu pour un service RH est de savoir par où commencer et comment transformer cette sensibilisation en réflexes durables au sein des équipes.

Qu’est-ce que la Journée mondiale de la santé mentale ?

Origine & objectifs

La Journée mondiale de la santé mentale est célébrée chaque année le 10 octobre, à l’initiative de la Fédération mondiale pour la santé mentale, avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Instaurée en 1992, cette journée vise à sensibiliser le grand public aux enjeux de santé mentale, à réduire la stigmatisation qui entoure encore les troubles psychiques, et à rappeler l’importance de l’accès aux soins et à l’accompagnement partout dans le monde. Chaque édition est construite autour d’une thématique fixée par l’OMS, qui oriente les campagnes de sensibilisation menées par les gouvernements, les associations et de nombreuses entreprises.

Si la journée a une portée mondiale et générale, elle s’est progressivement imposée comme un rendez-vous pertinent pour le monde du travail, où le stress chronique, la charge mentale, l’isolement ou l’épuisement professionnel représentent des enjeux de santé publique à part entière.

Un thème différent chaque année

Chaque édition de la Journée mondiale de la santé mentale est construite autour d’un thème fixé par la Fédération mondiale pour la santé mentale, avec le soutien de l’OMS. Ce thème oriente les campagnes de sensibilisation menées à travers le monde par les gouvernements, les associations et de nombreuses entreprises.

En 2026, le thème retenu est « Lived experiences heard: real voices, real change » (« Écouter les vécus : des voix réelles, un changement réel »).

Il met l’accent sur la parole des personnes directement concernées par un trouble psychique, et sur la nécessité de faire de ces témoignages un véritable levier d’évolution des pratiques, des politiques et des mentalités — plutôt qu’un simple exercice de communication. Cette édition fait suite à deux thèmes consacrés respectivement à la santé mentale au travail (2024) et aux urgences humanitaires (2025).

Pourquoi s’engager dans la Journée mondiale de la santé mentale ?

L’entreprise n’est pas un acteur de santé publique, mais elle reste un lieu de vie collective où chacun passe une grande partie de son temps, et où les tabous entourant la santé mentale se retrouvent souvent amplifiés : peur du jugement, crainte de conséquences sur sa carrière, réticence à évoquer une difficulté personnelle devant ses collègues ou sa hiérarchie.

S’engager dans cette journée permet à l’entreprise de participer, à son échelle, à un mouvement de sensibilisation plus large porté par l’OMS et de nombreuses organisations à travers le monde, et de contribuer à normaliser la parole sur un sujet encore largement stigmatisé.

Cet engagement peut également constituer un point de départ utile pour l’entreprise, qui reste par ailleurs tenue, comme pour tout sujet de santé et de sécurité, de prévenir les risques susceptibles d’affecter la santé physique et mentale de ses collaborateurs.

Un sujet encore freiné par la stigmatisation

Contrairement à un trouble physique, une difficulté psychologique reste souvent invisible et difficile à évoquer au travail, par crainte du jugement, de la stigmatisation ou de conséquences sur sa carrière. Cette réticence retarde fréquemment la prise en charge : un salarié en souffrance psychologique met souvent plus de temps à en parler ou à consulter qu’un salarié confronté à un problème de santé physique.

Sensibiliser l’ensemble des collaborateurs permet de normaliser la parole sur ces sujets et de rappeler qu’il est possible de demander de l’aide sans que cela soit perçu comme une faiblesse.

Un enjeu direct pour l’entreprise

Au-delà de la responsabilité de l’employeur, les répercussions sur l’organisation sont bien documentées : absentéisme, désengagement, turn-over ou tensions au sein des équipes. Prévenir ces situations en amont, plutôt que de les gérer une fois installées, reste la démarche la plus efficace, tant pour la santé des collaborateurs que pour le fonctionnement de l’entreprise.

Le saviez-vous ?

En France, une personne sur quatre sera confrontée à un trouble mental au cours de sa vie.

Santé mentale : les messages essentiels à transmettre

Déconstruire les idées reçues sur la santé mentale

La dépression, l’anxiété ou l’épuisement professionnel restent entourés d’idées reçues tenaces : perçus comme des signes de faiblesse, des maladies imaginaires ou des sujets à garder pour soi. Ces représentations retardent la parole et la prise en charge, souvent bien plus que la difficulté elle-même.

Rappeler qu’un trouble psychique est une réalité de santé, au même titre qu’un trouble physique, et qu’il peut concerner n’importe qui, à n’importe quel moment de sa vie, est un message simple mais déterminant pour lever ces freins.

Rappeler qu’il est possible et légitime de demander de l’aide

Le message le plus important reste souvent le plus simple :

  • Parler de ses difficultés à un proche, un collègue, son manager, la médecine du travail ou un psychologue n’est ni un aveu de faiblesse, ni une prise de risque pour sa carrière.
  • Faire connaître les dispositifs existants — ligne d’écoute, psychologue du travail, médecin traitant, associations spécialisées.
Le saviez-vous ?

Un salarié qui sait vers qui se tourner en cas de difficulté psychologique est statistiquement plus enclin à demander de l’aide tôt, ce qui limite le risque d’aggravation ou d’arrêt de travail prolongé.

Quelles actions mettre en place pour sensibiliser vos équipes ?

Comme pour tout sujet de prévention, une action ponctuelle a plus d’impact lorsqu’elle s’inscrit dans une démarche construite, combinant plusieurs formats et plusieurs temporalités.

     1- Organiser une intervention avec un professionnel de la santé mentale

Faire intervenir un psychologue du travail ou un patient expert permet d’apporter une information fiable et de créer un espace de parole sécurisé.

  • La conférence ou le webinaire permet d’aborder en grand groupe les mécanismes du stress, les signaux d’alerte du burn-out, avec un temps d’échange pour répondre aux questions des participants.
  • L’atelier pratique en petit groupe permet d’aller plus loin sur un sujet ciblé — gestion du stress, charge mentale, sommeil, équilibre vie professionnelle et vie personnelle — dans un format qui favorise les échanges.
  • Le stand de sensibilisation installé dans un espace de passage permet aux collaborateurs de venir spontanément échanger quelques minutes avec un professionnel, sans engagement ni inscription préalable.
  • La consultation individuelle, sur inscription volontaire, offre un espace confidentiel pour évoquer une difficulté personnelle ou professionnelle avec un psychologue, en dehors de tout cadre hiérarchique.

     2- Diffuser des messages de prévention tout au long de l’année

Une journée de sensibilisation, aussi réussie soit-elle, a un impact limité si le sujet n’est pas relayé en dehors de cette date. Affiches, articles sur l’intranet, contenus sur les écrans internes ou rappel régulier des dispositifs d’écoute permettent de maintenir le sujet visible tout au long de l’année, et pas seulement le 10 octobre.

     3- Outiller les managers pour repérer et orienter

Les managers occupent une place particulière : ils sont souvent les premiers à percevoir un changement de comportement chez un collaborateur, sans toujours savoir comment réagir de façon appropriée. Les sensibiliser aux signaux d’alerte et aux bons réflexes — écouter sans juger, ne pas chercher à diagnostiquer, orienter vers les bons interlocuteurs — démultiplie l’impact d’une campagne de sensibilisation bien au-delà de la seule journée du 10 octobre.

Au-delà de cette journée, plusieurs démarches permettent d’inscrire durablement la santé mentale dans la politique de prévention de l’entreprise : un audit des risques psychosociaux pour identifier les facteurs propres à l’organisation, la mise en place d’un dispositif de soutien psychologique accessible aux collaborateurs, ou encore un suivi dans la durée associant ateliers, formations et accompagnement managérial.

Votre campagne avec Kerea

Kerea conçoit des actions de sensibilisation autour de la santé mentale sur mesure : conférences, webinaires, ateliers pratiques, stands d’information, consultations individuelles avec un psychologue ou encore formation des managers à la prévention des risques psychosociaux ou aux premiers secours en santé mentale, sur site, à distance ou dans un format hybride.

Vous souhaitez organiser une action autour de la santé mentale à l’occasion du 10 octobre ou tout au long de l’année ? Découvrez notre offre Journée mondiale de la santé mentale en entreprise et échangez avec nos experts pour construire un programme adapté à vos équipes.

Sources : Organisation mondiale de la santé (OMS), rapports World Mental Health Today et Mental Health Atlas 2024 (septembre 2025), Fédération mondiale pour la santé mentale, Grande cause nationale santé mentale 2025 (ministère du Travail et des Solidarités).