Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes et la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. En France, 900 000 personnes vivent avec ce diagnostic et 61 000 nouveaux cas sont recensés chaque année.

Une femme sur huit développera un cancer du sein au cours de sa vie. Pourtant, détecté tôt, il se soigne dans l’immense majorité des cas.

Le saviez-vous ?

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femme sur 8
sera touchée par le cancer du sein au cours de sa vie.

Chaque année, le mois d’octobre est l’occasion de mettre en lumière la prévention et la lutte contre le cancer du sein à travers la campagne Octobre Rose.

Pour les entreprises, ce temps fort est une occasion concrète d’informer les équipes, de libérer la parole et d’encourager les démarches de prévention.

En effet, si l’entreprise ne remplace pas les professionnels de santé, elle peut néanmoins jouer un rôle utile : rendre l’information plus accessible, aider à lever certains freins au dépistage et créer un environnement de travail attentif aux enjeux de santé.

Qu’est-ce qu’Octobre Rose ? Histoire et objectifs de la campagne

Octobre Rose est une campagne annuelle de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, née il y a plus de quarante ans.

L’idée d’une campagne annuelle consacrée au cancer du sein voit le jour aux États-Unis en 1985, grâce à un partenariat entre l’American Cancer Society et Imperial Chemical Industries.

En 1992, Evelyn Lauder, alors vice-présidente d’Estée Lauder, crée avec le magazine Self le ruban rose, devenu le symbole international de la sensibilisation au dépistage précoce du cancer du sein. En 1993, elle fonde la Breast Cancer Research Foundation (BCRF) afin de soutenir la recherche.

En France, Estée Lauder France et le magazine Marie Claire lancent en 1994 la campagne « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! ». Cette initiative est aujourd’hui portée par l’association Ruban Rose, qui œuvre à informer le public sur le dépistage et à soutenir la recherche contre le cancer du sein.

Pourquoi organiser une campagne Octobre Rose en entreprise ?

La santé au travail ne se limite pas à la prévention des accidents ou des risques professionnels. Elle passe aussi par l’information, l’écoute et l’accompagnement des collaborateurs face à des sujets de santé qui peuvent les concerner directement ou toucher leur entourage.

En France, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cette obligation porte sur la prévention des risques professionnels, l’information, la formation ainsi que la mise en place de moyens adaptés. Une campagne Octobre Rose ne remplace pas cette démarche réglementaire et ne se substitue pas aux professionnels de santé ; elle peut toutefois s’inscrire dans une politique plus large de prévention, de qualité de vie et de santé au travail.legifrance.gouv+1

Organiser Octobre Rose en entreprise permet de donner de la visibilité à cet engagement. L’entreprise peut diffuser des messages de santé fiables, orienter les équipes vers les ressources compétentes et créer un cadre propice à l’échange, dans le respect de la vie privée, des choix individuels et du secret médical.

L’entreprise, un relais utile d’information et de prévention

Le cancer du sein peut concerner directement une collaboratrice, mais aussi toucher l’entourage des salariés : conjointe, mère, sœur, amie, collègue ou proche. Sensibiliser l’ensemble des équipes permet donc de faire circuler des informations utiles au-delà de l’entreprise et de contribuer à une culture de prévention plus ouverte.

L’entreprise n’a pas vocation à délivrer un avis médical ni à inciter les salariés à partager leur situation personnelle. En revanche, elle peut faciliter l’accès à une information claire et vérifiée, rappeler l’existence des dispositifs de dépistage et proposer des temps de sensibilisation animés par des professionnels qualifiés. Cette démarche peut être particulièrement utile pour les personnes qui rencontrent des difficultés d’accès aux soins ou manquent d’informations sur les ressources disponibles près de chez elles.

Cancer du sein : un enjeu de prévention pour tous les collaborateurs

Le cancer du sein touche principalement les femmes : près de 80% des cancers du sein se développent après 50 ans. Il peut néanmoins survenir à des âges différents et ne concerne pas uniquement les personnes présentant des antécédents familiaux.cancer+1

Le cancer du sein existe également chez l’homme, même s’il reste rare : il représente moins de 1% des cancers du sein. Inclure tous les collaborateurs dans une campagne Octobre Rose permet donc d’éviter une approche exclusivement féminine, de mieux faire connaître la maladie et d’encourager chacun à relayer les messages de prévention auprès de ses proches.

Le saviez-vous ?

Près de 20 000 cancers du sein par an sont attribuables à des facteurs de risque évitables. Parmi eux figurent notamment la consommation d’alcool, le surpoids et l’obésité, le tabagisme, une alimentation déséquilibrée ou le manque d’activité physique après la ménopause.

Prévenir ne signifie pas qu’il est possible d’éviter tous les cancers du sein. En revanche, mieux connaître les facteurs de risque sur lesquels il est possible d’agir, ainsi que les dispositifs de dépistage existants, peut aider chacun et chacune à adopter les bons réflexes.

Si la prévention constitue un levier essentiel, le dépistage précoce reste lui aussi un message central à transmettre lors d’une campagne Octobre Rose en entreprise.

Dépistage du cancer du sein : les messages essentiels à transmettre

Le dépistage constitue le levier le plus déterminant dans la lutte contre le cancer du sein. Plus le diagnostic intervient tôt, plus les perspectives de guérison sont favorables.

Les données montrent qu’un cancer du sein détecté à un stade précoce présente 88% de survie à cinq ans. Lorsqu’il est dépisté très tôt, les chances de survie à cinq ans peuvent atteindre 99%, contre 26% en cas de diagnostic à un stade tardif.

Ces chiffres rappellent une réalité essentielle : le cancer du sein n’est pas une fatalité. La sensibilisation doit donc encourager les salariés à s’informer, à parler de prévention et à engager les démarches adaptées à leur situation.

Rappeler le dispositif de dépistage organisé

Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein s’adresse aux femmes de 50 à 74 ans. Il prévoit une mammographie tous les deux ans, prise en charge intégralement par l’Assurance Maladie (sans avance de frais).

Malgré cet accès facilité, la participation reste insuffisante. En 2024, seules 44% des personnes concernées ont participé au dépistage organisé, un taux en baisse depuis plusieurs années et bien inférieur à la recommandation européenne de 70%.

L’entreprise peut relayer cette information de manière simple et non intrusive. L’objectif n’est pas de suivre les démarches individuelles, mais d’informer les collaboratrices concernées sur l’existence du programme et de leur rappeler qu’elles peuvent bénéficier de cet examen.

Le saviez-vous ?

Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein permet de détecter environ 15 000 cas chaque année en France.

Parler de l’autopalpation

L’autopalpation peut également être abordée pendant Octobre Rose. Organisés par des professionnels de santé, les ateliers dédiés permettent de mieux comprendre ce geste, de connaître les signes qui doivent alerter et de poser des questions dans un cadre professionnel.

Ces temps d’échange contribuent à rendre la prévention plus concrète. Ils permettent aussi de lever certains tabous autour du cancer du sein et de rappeler que chacun peut devenir acteur de sa santé.

Quelles actions mettre en place pour Octobre Rose en entreprise ?

Il n’existe pas un format unique pour sensibiliser au cancer du sein en entreprise. Une campagne Octobre Rose peut être construite en fonction du nombre de salariés, de leur disponibilité, de l’organisation du travail, du nombre de sites ou encore du niveau de sensibilisation des équipes.

L’enjeu est surtout de choisir des actions complémentaires, capables à la fois d’informer, de rendre la prévention concrète et de faciliter les échanges avec des professionnels de santé.

1. Organiser une action de sensibilisation avec un professionnel de santé

Faire intervenir un professionnel de santé permet aux salariés d’accéder à une information fiable sur le cancer du sein, ses facteurs de risque, les signes qui doivent amener à consulter et le dépistage.

Plusieurs formats peuvent être envisagés selon les objectifs et l’organisation de l’entreprise :

  • La conférence ou le webinar permet de sensibiliser simultanément un grand nombre de collaborateurs. D’une durée généralement comprise entre 45 minutes et 1 heure, elle peut aborder les facteurs de risque, les signes d’alerte, le dépistage et les idées reçues, tout en laissant un temps aux questions des participants.
  • L’atelier pratique en petit groupe permet d’aller plus loin dans la sensibilisation. À l’aide d’un buste pédagogique, le professionnel de santé explique notamment les gestes d’autopalpation et les changements qui doivent inciter à consulter. Le nombre réduit de participants facilite les échanges et les questions.
  • Le stand de sensibilisation est particulièrement adapté aux entreprises souhaitant toucher les salariés directement sur leur lieu de travail. Installé dans un espace de passage – hall, restaurant d’entreprise ou espace commun – il permet aux collaborateurs de venir librement échanger quelques minutes avec un professionnel, poser leurs questions et repartir avec des ressources de prévention.
  • La consultation individuelle offre un espace d’échange confidentiel avec un professionnel de santé. Sur inscription volontaire, le salarié peut poser ses questions, évoquer ses facteurs de risque ou ses interrogations concernant le dépistage et être orienté si nécessaire vers les professionnels ou structures adaptés. Ces échanges ne se substituent pas à une consultation médicale ou à un dépistage.

Ces différents formats peuvent être déployés par Kerea directement au sein de l’entreprise, à distance ou dans un format hybride. Ils peuvent être proposés seuls ou associés dans le cadre d’une campagne plus complète.

Une entreprise peut, par exemple, ouvrir sa campagne par une conférence, proposer ensuite des ateliers pratiques et installer un stand pendant une journée. Pour une entreprise multisite, un webinar associé à des interventions sur certains sites peut permettre de toucher une population plus large.

Le choix doit surtout tenir compte des réalités du travail : une intervention organisée uniquement à l’heure du déjeuner sera peu accessible aux équipes de nuit ou en horaires décalés. Multiplier les créneaux ou associer présentiel et distanciel permet de rendre la campagne plus inclusive.

2. Diffuser les messages de prévention pendant tout le mois d’octobre

Une intervention ponctuelle peut être renforcée par une campagne de communication interne avant, pendant et après l’action.

L’entreprise peut par exemple prévoir une affiche dans les espaces communs, un article sur l’intranet, un email de sensibilisation, des contenus sur les écrans internes, un quiz ou encore des ressources à télécharger.

Ces supports peuvent rappeler quelques messages essentiels : les principaux signes qui doivent conduire à consulter, l’intérêt d’un diagnostic précoce, les facteurs de risque ou encore les modalités du programme national de dépistage organisé.

La communication peut également servir à annoncer les actions organisées dans l’entreprise et à faciliter les inscriptions aux conférences, ateliers ou consultations.

L’objectif n’est pas de diffuser un maximum d’informations, mais de répéter quelques messages de prévention simples et fiables à différents moments du mois.

3. Créer un temps fort collectif autour d’Octobre Rose

En complément des actions de prévention, Octobre Rose peut devenir un temps de mobilisation collective.

L’entreprise peut par exemple organiser une marche ou une course solidaire, une collecte de dons au profit d’une association, un défi de pas, une journée en rose ou une collecte solidaire.

Il est également possible de participer à un événement existant, comme une course organisée au profit de la lutte contre le cancer du sein, plutôt que de créer son propre événement.

Ces initiatives permettent de rendre la campagne visible et de créer une dynamique collective. Elles gagnent toutefois à être associées à un véritable message de prévention : porter du rose ou participer à une course ne remplace pas une action d’information ou de sensibilisation.

La participation doit par ailleurs rester volontaire et accessible, notamment aux salariés en situation de handicap, aux équipes de terrain ou aux collaborateurs qui ne souhaitent pas participer à une activité physique.

4.Sensibiliser à l’accompagnement pendant et après un cancer du sein

Octobre Rose peut enfin être l’occasion d’aborder une dimension parfois moins visible : les conséquences du cancer sur la vie professionnelle.

Les traitements et leurs suites peuvent entraîner une fatigue persistante, des difficultés de concentration, des douleurs, une diminution temporaire des capacités physiques ou encore la nécessité de reprendre progressivement son activité.

L’entreprise peut profiter de cette période pour sensibiliser les managers et les équipes RH aux enjeux du cancer et du maintien en emploi, tout en rappelant les interlocuteurs vers lesquels un salarié peut se tourner.

Le service de prévention et de santé au travail joue notamment un rôle important dans l’anticipation du retour au travail. Une visite de préreprise peut permettre de préparer la reprise et d’envisager, lorsque la situation le nécessite, des solutions telles qu’un aménagement du poste ou de l’organisation du travail.

D’autres dispositifs peuvent également être mobilisés selon la situation du salarié, comme le temps partiel thérapeutique.

L’objectif pour l’entreprise n’est pas de connaître la situation médicale du salarié, mais de créer les conditions permettant à une personne touchée par la maladie de savoir vers qui se tourner et d’être accompagnée dans son parcours professionnel, dans le respect de sa confidentialité.

Votre campagne Octobre Rose avec Kerea

Pour accompagner les entreprises pendant Octobre Rose, Kerea propose différents formats de prévention autour de la santé des femmes et du cancer du sein : conférences, webinaires, ateliers d’autopalpation, stands d’information, consultations individuelles avec une sage-femme ou encore actions de sensibilisation destinées aux managers et aux équipes.

Ces actions peuvent aborder le dépistage, les facteurs de risque, l’activité physique, l’alimentation, le sommeil ou le réaccueil après une absence longue. Elles sont proposées sur site, à distance ou dans un format hybride, selon l’organisation et les besoins de l’entreprise.

Vous souhaitez organiser une action de prévention Octobre Rose au sein de votre entreprise ? Contactez notre équipe