Prendre soin de ses équipes commence souvent par un geste simple mais stratégique : s’intéresser à leur poste de travail. Un collaborateur bien installé, c’est un collaborateur qui travaille mieux, plus longtemps, avec moins de douleurs et moins d’absentéisme. Les troubles musculosquelettiques (TMS), les douleurs de dos, de nuque, des épaules ou encore la fatigue visuelle ne sont pas une fatalité : ils sont en grande partie liés à l’organisation et à l’ergonomie du travail, et donc modifiables.

Le saviez-vous ?

87

%
des maladies professionnelles en France sont dues aux troubles musculo-squelettiques.

En France, les TMS représentent près de 88% des maladies professionnelles reconnues par le régime général, ce qui en fait la première cause de morbidité liée au travail. Ils touchent des centaines de milliers de salariés chaque année et pèsent lourdement sur la santé, la performance et les coûts pour les entreprises. Les enquêtes de santé au travail montrent que plus de la moitié des actifs déclarent des douleurs du dos ou des membres supérieurs en lien avec leur activité, ce qui souligne l’ampleur du sujet dans tous les secteurs.

Managers : un rôle clé dans la prévention des risques ergonomiques

Quel que soit la taille de l’entreprise, le manager est un acteur central de la prévention des risques ergonomiques.

 Il est en première ligne pour :

  • Observer les situations de travail
  • Identifier les signaux faibles (plaintes de douleurs, postures contraignantes, gestes répétitifs, temps d’écran prolongés) et peut enclencher des actions rapides d’amélioration.
  • Relayer les besoins des équipes
  • Favoriser l’adoption des bonnes pratiques

Cette vigilance quotidienne est essentielle pour éviter que des inconforts ponctuels ne se transforment en TMS reconnus, avec arrêts de travail et désinsertion professionnelle à la clé.

L’ergonomie ne se limite pas au réglage d’une chaise ou à la hauteur d’un écran. Elle interroge l’ensemble de l’activité : organisation des tâches, contraintes de temps, manutentions, travail sur écran, interactions entre collègues, marge de manœuvre des salariés. En travaillant sur ces dimensions avec des experts, les managers peuvent agir à la fois sur la santé des collaborateurs, la qualité de service et la performance globale.

Pourquoi réaliser un diagnostic ergonomique ?

Le diagnostic ergonomique est le point de départ d’une démarche structurée de prévention. Il permet de passer d’intuitions ou de ressentis à une analyse objectivée, documentée et priorisée des risques. Concrètement, un diagnostic ergonomique permet de :

  • Analyser les contraintes physiques (postures, efforts, gestes répétés) et organisationnelles (charge de travail, horaires, flux) auxquelles les salariés sont exposés.

  • Objectiver les facteurs de risques à partir d’observations de terrain, de mesures et d’entretiens, en lien avec les données de santé au travail.

  • Prioriser les actions de prévention en fonction de la gravité des risques, du nombre de personnes exposées et de la faisabilité des solutions.

  • Identifier des pistes d’amélioration qui concilient santé, performance et qualité de vie et des conditions de travail (QVCT).

Les chiffres de l’Assurance Maladie montrent que les accidents du travail et les maladies professionnelles restent à un niveau élevé, avec plus de 500 000 accidents du travail avec arrêt par an et une hausse continue des maladies professionnelles, dont la grande majorité est liée aux TMS. S’engager dans un diagnostic ergonomique, c’est donc agir en amont pour réduire ce risque humain, social et financier.

L’accompagnement Kerea : une approche experte, opérationnelle et immédiatement exploitable

Kerea accompagne les entreprises dans la mise en place de démarches ergonomiques sur mesure, adaptées à leur réalité de terrain et à leurs contraintes. Nos interventions s’articulent autour de plusieurs axes complémentaires :

  • Un diagnostic ergonomique complet des postes et des situations de travail, incluant observations de terrain, entretiens et analyse documentaire.
  • Des études de poste précises et opérationnelles, qui prennent en compte les spécificités de chaque métier, de chaque activité et de chaque organisation.
  • Des actions de sensibilisation et de formation aux bonnes pratiques, pour aider les équipes à adopter des postures et des gestes plus protecteurs au quotidien.
  • Des recommandations sur mesure, priorisées et réalistes, directement exploitables par les managers et les services RH, HSE ou QVCT.

L’objectif est de transformer chaque action de prévention en levier de performance, de conformité réglementaire et de bien‑être durable, en évitant les plans d’actions théoriques qui restent lettre morte.

Un impact direct sur la conformité réglementaire et le DUERP

Les actions menées dans le cadre d’un diagnostic ergonomique ne sont pas seulement utiles pour le quotidien des salariés : elles alimentent directement la mise à jour du DUERP. Celui‑ci doit recenser les risques auxquels sont exposés les travailleurs, ainsi que les mesures de prévention associées, et être mis à jour au moins une fois par an ou lors de tout changement important.

En documentant les facteurs de risques ergonomiques (postures pénibles, manutentions manuelles, gestes répétitifs, travail sur écran, etc.) et les actions engagées, le diagnostic ergonomique renforce la traçabilité de votre démarche de prévention. En cas de contrôle ou d’accident, l’entreprise peut démontrer qu’elle a identifié les risques, engagé des mesures adaptées et suivi leurs effets, ce qui est un élément clé de la responsabilité de l’employeur.

Des aides financières pouvant aller jusqu’à 85% du coût

Selon les accords de branche, AMELI finance entre 70% et 85% des actions liées aux risques ergonomiques (diagnostic ergonomique, formations, aménagements de postes, équipements).

Pour en savoir plus, des informations détaillées sont disponibles sur le site de la Sécurité sociale, avec des dispositifs adaptés à la taille de l’entreprise :

  • Entreprises de moins de 50 salariés : subventions prévention des risques ergonomiques, avec une prise en charge pouvant aller jusqu’à 70% des investissements, et jusqu’à 85% dans le cadre de certains accords de branche. Plus d’informations sur le site de l’Assurance Maladie – Risques professionnels : en savoir plus.

  • Entreprises de 50 à 200 salariés : dispositifs spécifiques permettant de financer diagnostic ergonomique, sensibilisations et aménagements de postes. Détails et conditions d’éligibilité : en savoir plus.

  • Entreprises de plus de 200 salariés : aides ciblées, notamment pour structurer une démarche de prévention ergonomique et sécuriser les investissements sur la période 2024‑2027 : en savoir plus.

Sur la période 2024‑2027, une entreprise peut, par exemple, obtenir un financement à hauteur de 70% de ses investissements dans la limite de 75 000 euros pour les structures de moins de 200 salariés, et 25 000 euros pour les structures d’au moins 200 salariés, en fonction des dispositifs en vigueur décrits par l’Assurance Maladie et les Carsat régionales. Kerea accompagne les entreprises dans la préparation de leur dossier de demande de subvention afin de sécuriser ces financements et de maximiser l’impact des actions engagées.

Faire de l’ergonomie un investissement stratégique

 les TMS constituent la première cause de maladies professionnelles indemnisées et représentent un coût majeur pour les entreprises comme pour la collectivité. Agir sur l’ergonomie des postes de travail n’est plus une option, mais un investissement stratégique pour protéger la santé des équipes, réduire l’absentéisme, renforcer l’attractivité de l’entreprise et soutenir la performance durable.

En tant que manager, vous avez la capacité de déclencher cette dynamique : en observant les situations de travail, en écoutant les remontées des équipes et en mobilisant des partenaires spécialisés comme Kerea, vous faites de la prévention ergonomique un pilier de votre politique de QVCT.