Off February : lutter contre l’hyperconnexion et reprendre le contrôle des écrans

Notifications incessantes, réflexe de scroll, téléphone toujours à portée de main… L’hyperconnexion fait désormais partie du quotidien de nombreux Français. En moyenne, nous passons plus de 54 heures par mois sur les réseaux sociaux, souvent sans en avoir pleinement conscience.

C’est dans ce contexte qu’est né Off February, un défi collectif qui invite à réduire l’usage des réseaux sociaux pendant 28 jours. L’objectif ? Reprendre le contrôle de son temps, de son attention et de son bien-être, sans rejeter le numérique mais en apprenant à mieux l’utiliser.

Off February : le mois sans scroll

Après le Dry January (le mois sans alcool), voici le mois sans scroll.
Off February est un mouvement né il y a deux ans en Espagne, qui s’étend aujourd’hui en France et au Royaume-Uni.

Le principe est simple : pendant 28 jours, chacun est invité à réduire ou suspendre l’usage des réseaux sociaux, afin de questionner ses habitudes numériques.

Deux approches sont possibles :

  • désinstaller les applications de réseaux sociaux ;

  • ou limiter progressivement leur usage, en limitant volontairement le temps passé sur ces applications.

Dans les deux cas, Off February vise à rompre avec l’automatisme : ouvrir son téléphone sans raison précise, parfois jusqu’à 600 ou 700 fois par jour.

Hyperconnexion : de quoi parle-t-on exactement ?

L’hyperconnexion désigne une connexion excessive et quasi permanente aux outils numériques : smartphone, réseaux sociaux, messageries, plateformes en ligne.

Elle se manifeste notamment par :

  • la difficulté à se détacher de son téléphone ;

  • le besoin de consulter ses notifications de manière répétée ;

  • une sensation de perte de temps ou de dispersion ;

  • une fatigue mentale accrue.

Si le numérique est devenu indispensable, l’hyperconnexion peut, à long terme, impacter la concentration, le stress, le sommeil et le bien-être général.

Pourquoi relever le défi Off February ?

Selon les enquêtes, 58 % des Français déclarent manquer de temps.
Et si une partie des 50 heures mensuelles passées à scroller était réinvestie autrement ?

Réduire l’hyperconnexion permet de :

  • récupérer du temps pour des activités choisies (lecture, sport, sorties, repos) ;

  • améliorer sa concentration, en limitant les interruptions constantes ;

  • réduire le stress et l’anxiété, liés à la surcharge d’informations ;

  • retrouver un sommeil plus réparateur, notamment en diminuant l’exposition aux écrans le soir.

Certaines études montrent également un lien entre usage excessif des réseaux sociaux et troubles de l’humeur, en particulier chez les plus jeunes. Mais les adultes sont eux aussi concernés, notamment dans un contexte où la frontière entre vie personnelle et professionnelle devient de plus en plus floue.

Hyperconnexion : un enjeu qui concerne aussi les adultes

L’hyperconnexion est souvent associée aux adolescents. Pourtant, les adultes ne sont pas épargnés.
Télétravail, emails, messageries instantanées, réseaux sociaux professionnels… la sollicitation numérique est permanente.

Résultat :

  • une difficulté à réellement déconnecter ;

  • une attention fragmentée ;

  • un sentiment de surcharge mentale.

En tant qu’adultes, parents, managers ou collaborateurs, nous avons aussi un rôle d’exemple à jouer dans la manière dont nous utilisons les écrans au quotidien.

Comment réduire concrètement l’hyperconnexion ?

Nous passons en moyenne 5h07 par jour sur notre smartphone. Bonne nouvelle : chaque petit changement peut avoir un impact rapide.

Quelques astuces simples à tester :

  • Activer les limites de temps sur les applications pour fixer une durée maximale quotidienne ;

  • Passer l’écran en noir et blanc, une technique efficace pour rendre le téléphone moins attractif ;

  • Utiliser des applications qui imposent un temps d’attente avant l’ouverture des réseaux sociaux, afin de casser les automatismes ;

  • Instaurer des moments sans téléphone : repas, réunions, temps en famille.

Certaines initiatives vont même plus loin : dans certains restaurants, déposer son téléphone dans un boîtier fermé peut donner droit à un dessert… une manière ludique de réapprendre à être pleinement présent.

Off February en entreprise : un levier de prévention

Dans le monde du travail, Off February peut devenir un point d’appui pédagogique pour engager une réflexion collective sur :

  • le droit à la déconnexion,

  • les usages numériques professionnels,

  • l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

 

Des actions simples pour limiter l’hyperconnexion au travail

Certaines pratiques peuvent être encouragées en entreprise :

  • définir des plages de déconnexion (pauses sans écran, créneaux sans mails ni notifications);

  • limiter les notifications, les visioconférences et les sollicitations non urgentes ;

  • sensibiliser aux réglages des outils numériques (temps d’écran, notifications) ;

  • encourager des temps de récupération mentale, indispensables à la performance.

  • Privilégier les échanges verbaux.
  • Encourager l’exemplarité managériale.

     

  • Veiller à l’ergonomie des postes, sensibiliser aux bonnes postures et à des gestes simples pour limiter la fatigue visuelle (20 secondes de pause toutes les 20 minutes pour regarder au loin, au-delà de 5 mètres)

     

  • Rappeler le droit à la déconnexion dans les accords et chartes interne

     

  • Proposer des ateliers pour interroger les pratiques numériques et formaliser des pistes d’amélioration, notamment dans une charte informatique.

Ces actions, lorsqu’elles sont portées par l’organisation et le management, contribuent à réduire durablement l’hyperconnexion.

C’est dans cette logique que Kerea propose la formation « Prévention de l’hyperconnexion : la bonne pratique des écrans« 

Cette formation accompagne les entreprises dans une démarche structurée de prévention, en permettant aux participants de :

  • comprendre les mécanismes de l’hyperconnexion et de l’économie de l’attention ;

  • identifier les impacts des écrans sur la santé, la concentration et l’organisation du travail ;

  • repérer les signaux d’alerte individuels et collectifs ;

  • adopter des bonnes pratiques numériques réalistes, applicables au quotidien.

Elle s’adresse aux salariés, managers et équipes RH, et s’inscrit pleinement dans les actions de prévention des RPS et de promotion de la QVCT.

Enfin, pour vous accompagner dans votre démarche, le portail Addict’AIDE Pro met à disposition en libre accès des fiches pratiques dédiées : https://www.addictaide.fr/pro/

Off February : un point de départ, pas une contrainte

Off February n’est ni une injonction ni une déconnexion totale.
C’est avant tout une expérience collective, accessible à tous, un mois qui permet de lever le pied, reprendre le contrôle de son temps… et peut-être découvrir que se déconnecter un peu, c’est aussi se reconnecter à l’essentiel.

Et si ce mois sans scroll devenait, pour chacun et pour les entreprises, le point de départ d’une relation plus saine et plus consciente aux écrans ?